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Conférence de presse du 28 mars 2017 tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying
2017-03-28

Sur l'invitation du gouvernement chinois, Son Altesse Royale la Princesse Maha Chakri Sirindhorn du Royaume de Thaïlande effectuera une visite en Chine du 4 au 11 avril.

Q : Selon des sources d'information, le 26 mars, un Chinois a été tué par balle chez lui à Paris par un policier français en civil. Plus tard, des ressortissants chinois en France sont allés au commissariat local pour faire la pétition et ont eu des affrontements avec des policiers. Quel est votre commentaire là-dessus ? La Chine a-t-elle fait des représentations auprès de la partie française ? Quelles sont les démarches que vous avez prises ?

R : Le soir du 26 mars, heure locale, un ressortissant chinois a été tué par balle chez lui à Paris par un policier français en civil. Des ressortissant chinois en France sont allés faire la pétition au commissariat de police et ont eu des affrontements avec des policiers.

Ayant appris cet incident, le Ministère chinois des Affaires étrangères y accorde une grande attention en donnant immédiatement l'instruction à l'ambassade de Chine en France de déclencher le mécanisme d'urgence et de faire des représentations sans tarder auprès de la partie française pour demander à la partie française de faire toute la lumière sur cette affaire aussi tôt que possible, de prendre des mesures effectives et efficaces pour garantir la sécurité et les droits et intérêts légitimes des ressortissants chinois en France, et de traiter rationnellement les réactions des ressortissants chinois en France. L'ambassade de Chine en France a déjà envoyé des agents rendre visite à la famille de la victime pour leur exprimer ses condoléances et leur fournir des assistances. Le département compétent du Ministère des Affaires étrangères a demandé aujourd'hui un entretien d'urgence avec le responsable de l'ambassade de France en Chine pour lui faire des représentations, et il continuera, ensemble avec l'ambassade de Chine en France, à suivre de près l'évolution de cette affaire afin de bien protéger la sécurité et les droits et intérêts légitimes des ressortissants et des établissements chinois en France. Dans le même temps, nous espérons que les ressortissants chinois en France pourront exprimer leurs revendications d'une manière raisonnable et légale.

Q : Selon un rapport d'un think tank américain, de nouvelles images de satellite montrent que la Chine a fini la construction des installations des nouveaux aéroports sur certains îles et récifs de la Mer de Chine méridionale et qu'elle est sans doute déjà prête à y déployer des avions de combat à tout moment. La Chine déploiera-t-elle des avions de combat à ces nouveaux aéroports ?

R : Je ne connais pas le rapport que vous évoquiez. Comme nous l'avons dit à plusieurs reprises, les îles Nansha font partie intégrante du territoire chinois. Si la Chine mène des travaux sur son propre territoire, c'est pour améliorer les conditions de vie et de travail du personnel qui s'y installe, mieux défendre sa souveraineté, et dans le même temps, renforcer les fonctions civiles des îles et récifs concernés et leurs capacités de fournir des services publics internationaux, et mieux s'acquitter de ses obligations internationales. Que la Chine déploie ou non des dispositifs de défense territoriale nécessaires sur son propre territoire, cela relève entièrement de sa souveraineté. Et cela s'inscrit dans le droit d'autodéfense et le droit à l'autoconservation conférés par le droit international aux États souverains.

Q : Le gouvernement australien a suspendu ses efforts visant la ratification du Traité d'extradition sino-australien. Comment y réagissez-vous ?

R : Une entrée en vigueur rapide du Traité d'extradition sino-australien donnera une garantie institutionnelle à la lutte conjointe des deux pays contre la criminalité transfrontalière et favorisera la promotion de la coopération judiciaire et en matière d'application de la loi, ce qui correspond aux intérêts communs de la Chine et de l'Australie. Actuellement, les relations sino-australiennes montrent, dans leur ensemble, un bon élan de développement. Nous espérons que la partie australienne pourra, en partant de l'intérêt général des relations bilatérales, continuer à faire avancer la procédure intérieure en la matière pour que le traité puisse entrer en vigueur au plus tôt.

Q : Selon des sources d'information, le porte-parole du Président philippin a dit le 27 mars que les Philippines et la Chine envisageraient de mener en mai prochain des discussions sur le mécanisme bilatéral pour la question de la Mer de Chine méridionale. Pourriez-vous le confirmer et nous donner plus d'informations ?

R : Selon les consensus importants dégagés entre les dirigeants chinois et philippin, les deux parties sont convenues, au cours du 20e tour de consultations diplomatiques sino-philippines qui ont eu lieu en janvier dernier, d'établir un mécanisme de consultations bilatéral sur la question de la Mer de Chine méridionale copiloté par les Ministères des Affaires étrangères des deux pays pour discuter des préoccupations des deux parties et de la promotion de la coopération et de la sécurité en mer. La Chine a déjà invité des responsables concernés du Ministère philippin des Affaires étrangères à venir en Chine en mai prochain pour tenir avec la partie chinoise la première réunion de ce mécanisme.

À présent, les deux parties travaillent en consultations amicales sur les détails y relatifs. Pour la prochaine étape, la partie chinoise entend continuer à renforcer la communication et le dialogue avec la partie philippine, à gérer adéquatement les divergences, et à faire progresser la coopération en mer, pour créer une ambiance propice au développement sain et régulier de la coopération pragmatique dans les différents domaines et des relations bilatérales.

Q : Selon certains médias, le porte-parole du Président philippin a également dit le 27 mars que l'Ambassadeur de Chine aux Philippines M. Zhao Jianhua avait affirmé, lors de son entretien avec le Président Rodrigo Duterte, qu'il serait souhaitable qu'un nouvel accord soit conclu pendant la visite de la délégation des garde-côtes philippins en Chine, pour faire de la Mer de Chine méridionale une « mer de coopération ». Pourriez-vous le confirmer ? Quand cette délégation des garde-côtes philippins viendra-t-elle en Chine ?

R : En février dernier, la Chine et les Philippines ont tenu une réunion inaugurale du comité conjoint des garde-côtes chinois et philippins sur la coopération en mer. Lors de cette réunion, les deux parties, après des consultations amicales, ont élaboré une liste de projets de coopération pour l'année 2017, comprenant entre autres visites de haut niveau, visites de navires, exercices conjoints et renforcement de capacités. Selon le Bureau des garde-côtes chinois, la Chine a invité une délégation des garde-côtes philippins à effectuer une visite en Chine dans les meilleurs délais, et les deux parties sont en communication et coordination sur les détails y relatifs. Nous sommes convaincus que la coopération entre les garde-côtes de la Chine et des Philippines contribuera à renforcer davantage la confiance mutuelle et l'amitié entre les deux pays et injectera une énergie positive au développement sain et régulier des relations bilatérales.

Q : Le corps de Kim Jong-nam sera peut-être bientôt rapatrié à la RPDC via Beijing. Le gouvernement chinois est-il en contact avec les gouvernements de la RPDC et de la Malaisie sur cette affaire ? A-t-il facilité les consultations entre ces deux gouvernements sur les questions concernées et sur la libération par eux des diplomates de l'autre partie ?

R : J'ai vu récemment beaucoup d'informations sur les consultations entre la RPDC et la Malaisie sur l'affaire que vous évoquiez. Je ne connais pas ce dossier. Nous espérons que les parties concernées pourront régler adéquatement les questions y relatives par le dialogue et les consultations.

Q : La Chine et le Canada sont convenus, l'année dernière, de lancer des négociations pour la conclusion d'un traité d'extradition. Maintenant que l'Australie a suspendu sa procédure de ratification du traité d'extradition, certains Canadiens, partant des mêmes préoccupations, s'interrogent sur la pertinence de la conclusion d'un traité d'extradition sino-canadien. Comment y réagissez-vous ?

R : Les discussions sur la conclusion d'un traité d'extradition et sa mise en application sont dans l'intérêt des deux parties, car cela aidera au développement de leur coopération judiciaire et en matière d'application de la loi et fournira une garantie institutionnelle à leur lutte commune contre la criminalité transfrontalière. Nous espérons que les parties concernées, qu'elles soient australiennes ou canadiennes, pourront faire avancer leurs procédures intérieures en partant de l'intérêt général des relations bilatérales avec la Chine pour favoriser la coopération judiciaire et en matière d'application de la loi avec la Chine et mieux lutter ensemble contre la criminalité transfrontalière.

Q : La Chine a exhorté plusieurs fois l'UE à reconnaître à la Chine le statut d'économie de marché. Est-ce que cela reste une priorité du gouvernement chinois ? La Chine souhaite-t-elle que l'UE lui reconnaisse au plus tôt le statut d'économie de marché ?

R : La Chine accorde depuis toujours beaucoup d'importance au rôle que joue l'UE dans les affaires internationales. Certes, l'intégration européenne rencontre actuellement de multiples difficultés voire subit des revers, mais la Chine réitère toujours son soutien à l'intégration européenne et espère voir une Europe unie, stable et prospère. Nous sommes prêts à continuer à travailler avec l'UE pour promouvoir la construction du partenariat Chine-UE dans quatre grands domaines. Dans le même temps, en tant que partenaire stratégique global, la Chine souhaite que l'UE prenne véritablement en considération les préoccupations légitimes et les intérêts de la Chine, comme la reconnaissance à la Chine du statut d'économie de marché que vous évoquiez. Nous sommes d'avis que l'application des dispositions de l'article 15 du Protocole d'accession de la Chine à l'OMC est, pour l'UE et les autres membres de l'OMC, une obligation à remplir et une démonstration de leur respect du droit. Nous continuerons à défendre résolument nos droits et intérêts légitimes en vertu des règles de l'OMC, et nous espérons que l'UE honorera au plus tôt ses engagements et s'acquittera intégralement de ses obligations juridiques.

Q : Si le Canada suspend vraiment ses consultations sur le traité d'extradition avec la Chine, quelles seront les conséquences sur les relations sino-canadiennes ? Est-ce que cela signifierait le recul des relations bilatérales ?

R : Je n'ai pas envie de répondre à des questions hypothétiques. Nous espérons que les deux parties pourront continuer à faire avancer les consultations sur la conclusion d'un traité d'extradition pour promouvoir la coopération judiciaire et en matière d'application de la loi. Nous accordons beaucoup d'importance à nos relations avec le Canada, et nous espérons que les relations sino-canadiennes afficheront un bon élan de développement. Puisque c'est une chose gagnant-gagnant, pourquoi ne pas le faire ?



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